C’est un tournoi de tennis de table un peu particulier que proposait samedi passé le club de Bonsecours. Une soixantaine de joueurs ont testé le hardbat…

 

Des planches à pain ou encore des raquettes du Brico… D’ordinaire ces expressions sont utilisées pour désigner de manière péjorative du matériel de tennis de table de mauvaise qualité. Le vrai pongiste dira aussi de celui qui utilise ces palettes sommaires qu’il est un sombre «joueur de ping-pong». Un sport qui, ajoutera-t-il, n’a strictement rien à voir avec le tennis de table. Certains ont toutefois décidé de réhabiliter ces raquettes de grandes surfaces. Ils les utilisent pour pratiquer une discipline très sérieuse que l’on appelle le hardbat. Et le hardbat, c’est en quelque sorte un retour aux sources. C’est ce qu’on peut appeler le tennis de table de grand-papa. Sans trop d’effet et avec de très longs échanges et aussi des claquements bruyants à chaque coup.

Samedi, le club de Bonsecours organisait un premier tournoi du genre dans ses installations. Une compétition, où toutes les raquettes étaient identiques, qui a réuni de nombreux curieux mais aussi de véritables passionnés qui n’ont pas hésité à faire pas mal de kilomètres pour y participer. «Le club d’Écurie Mons avait organisé un premier tournoi de hardbat à la fin de l’année. Nous avons eu l’idée d’embrayer. Et, à notre grande surprise, on a reçu des inscriptions de Français, de Néerlandais mais également d’Allemands», indiquait l’organisateur, Geoffrey van Wassenhove.

De nombreux échanges

Originaire de la région d’Amiens, Yohan Lecomte faisait partie du contingent de joueurs étrangers. Le Français, futur vainqueur du tournoi, a complètement lâché le tennis de table pour se concentrer sur le hardbat. «Il y a deux ans, mon club avait organisé un tournoi de cette discipline. À mon grand étonnement, j’étais arrivé en finale. J’avais perdu de justesse contre celui qui était classé numéro 1 français. Ca m’a donné envie de poursuivre.»

Yohan dispute depuis lors de très nombreux tournois: «Le hardbat correspond bien au jeu que je jouais au tennis de table. Et je trouve dans ces tournois, une ambiance très différente que celle qui règne dans les interclubs. C’est beaucoup plus détendu et on se prend moins la tête. Mais ce n’est pas pour autant moins sportif…»

Joueur affilie au club de Huissignies, Raphaël Labie confirmait: «Les échanges sont bien plus longs et il faut beaucoup plus accompagner la balle. On ne peut pas compter sur les mousses pour pouvoir faire la différence et c’est bien plus compliqué de terminer un point…» Autre participant, l’Herseautois Mathieu Loïcq ajoutait: «Il faut tout le temps jouer vers le haut pour remonter la balle. C’est vraiment particulier.»

La découverte semble en tout cas avoir bien plu: «C’est dans le même esprit qu’un tournoi de double. Les joueurs ne craignent pas de faire une contre et jouent parfaitement détendus», souriait Raphaël Labie. Pour la petite histoire, Julien Genart terminait derrière Lecomte au classement final. Le podium était complété par Corentin Bétermier.

Source : http://www.lavenir.net/

 


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