JACQUES BARRAUD : "IL FAUT S'ATTENDRE à ࢠ‚¬Å¡à‚ ¬ DE PLUS EN PLUS DE CONTRà ‚¬à‚ÂLES"
Jacques Barraud, le Président de la commission d'arbitrage, prévient : les raquettes seront dorénavant soumises à des contrôles réguliers et à tous les niveaux, des divisions départementales jusqu'à l'élite.

Jacques Barraud et sa boite magique dénommée Enez. (Photo Jean-Paul Simon)
Jacques Barraud se veut préventif et ferme : les contrôles de raquettes seront plus fréquents en 2009 et surtout plus performants. Le Président de la commission de l'arbitrage souhaite communiquer sur la nécessité de jouer avec une raquette parfaitement valable. Les contrôles vont en effet s'intensifier avec des machines spécialement conçues pour détecter la colle avec solvants volatils et les boosters. "Une cinquantaine de ces nouvelles machines ont été commandées par les ligues, les comités et mêmes certains clubs, rapporte Jacques Barraud. "Il faut donc s'attendre à de plus en plus de contrôles." L'objectif ? Débusquer les tricheurs. "Jusqu'à présent le contrôle des boosters ne pouvait pas être effectué. Le nouvel appareil qui apparaîtra mi-janvier permettra de détecter le booster qui est interdit." Et de rappeler aussi que "l'épaisseur de chaque revêtement est limitée à 4 mm." Lorsque cette limite est dépassée, c'est soit à cause de l'utilisation d'un booster, soit à cause de la fabrication de la plaque qui, très exceptionnellement, peut dépasser la cote autorisée.
Jusqu'à présent, la machine Enez permettait seulement de contrôler les raquettes collées avec des solvants volatils. Le nouveau matériel sera donc une sorte de "2 en 1" et facilitera les contrôles. "Selon les consignes de l'ITTF, le contrôle intervient à priori, c'est à dire avant la partie," précise Jacques Barraud. "Si la raquette est refusée, le joueur peut disputer la partie mais avec une deuxième raquette qui sera, cette fois, contrôlée après la partie." Le juge-arbitre rappelle que le joueur peut demander, avant chaque partie, un contrôle de sa raquette, y compris la deuxième. "Auparavant le cût financier du contrôle était important mais désormais, avec ces machines, on peut réaliser autant de contrôles que nécessaire." Après son succès sur Timo Boll en huitièmes de finale de l'open d'Allemagne, le Roumain Adrian Crisan a finalement été disqualifié et c'est l'Allemand qui remportera finalement le tournoi. Sa première raquette n'était pas valable. Il a décidé de jouer avec une raquette qui n'a pas non plus franchi l'examen de contrôle réalisé, cette fois, après la partie.
Le contrôle "à priori" est indulgent : il permet au joueur de disputer la partie avec sa raquette "de secours". Mais à partir du 1er juillet 2009, le contrôle interviendra seulement après la partie et là , toute raquette non conforme, donnera la partie perdue au joueur fautif. Jacques Barraud tient aussi à rappeler que le fait de coller sa raquette dans l'enceinte sportive, et même si la colle est conforme à la nouvelle réglementation, est strictement interdit. C'est la raison pour laquelle, le joueur d'Yport en Pro B a été sanctionné : il collait son revêtement dans le vestiaire.
Il va sans dire que le plus simple, pour passer l'épreuve du contrôle, est de jouer avec une raquette conforme, en toute circonstance. Les joueurs de tous les niveaux, de la Pro A jusqu'en dans les divisions départementales, devront se conformer au règlement voulu par l'ITTF et logiquement appliqué par la FFTT. Il en va de la santé des joueurs et du fair-play.
Dans la newsletter de la FFTT www.fftt.com , vous trouverez un article de l'ITTF sur les contrôles de raquettes.
Voici le document (format PDF), bonne lecture

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