Tennis de table : Loïc Bobillier veut se relancer en Allemagne
Posté par Jérôme le 24 mai 2008 dans Actualité • Pas de commentairesCarrière. Le joueur de Caen, membre de l’Insep, reste sur une médiocre saison. Il a décidé de changer de méthode d’entraînement. Direction l’Allemagne.
Où est la relève ?
Bobillier veut rattraper le temps perdu, celui qui a vu l’un des plus gros espoirs tricolores, champion de France cadets en 2000, donner l’impression de ne pas avancer, malgré tous les moyens mis à sa disposition. Échec individuel ou faillite d’un système alors que les autres éléments de sa promotion n’ont pas davantage convaincu ? « Ça fait un moment que je suis à l’Insep et quatre ans que je ne progresse plus, analyse le jeune homme lucide, j’ai ma part de responsabilités, il y a aussi un problème de structures ».
Loïc Bobillier, Christophe Bertin, Dany Lo et Grégory Elensky ont été les premiers bénéficiaires du Groupe France promotion (GFP), cadre idyllique mis en place pour laisser éclore les meilleurs joueurs de leur génération. Cadre sans doute restreint à trop peu d’éléments. Pas un joueur de cette première levée n’a convaincu ! « Je suis encore le seul à être dans une logique de haut niveau, explique Loïc Bobillier. Mais j’ai commencé à avoir des résultats très moyens sur le circuit international et c’est là-dessus qu’on est jugé, ça a contribué à me mettre en retrait au niveau fédéral. Le GFP a formé de très bons juniors, il semble former aujourd’hui d’excellents juniors, ça fonctionne à ce niveau mais le but est de former des seniors. Et ça fait 20 ans qu’on n’a pas sorti un joueur en France. On a trois qualifiés au JO, c’est bien, mais quand ils seront en béquilles (Eloi a 38 ans, Chila 39 ans), il faudra avoir trouvé la relève ».
Bobillier a raté le train de l’équipe de France, malgré le confort dans lequel on l’avait placé. Il a décidé de se remettre en cause, de passer à la méthode dure : la rigueur allemande.
David GUEZENNEC.