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Adrien, l'année 2012 promet un programme magnifique avec en hors-d'oeuvre, un Top 12 très appétissant... Cette année il y a en effet trois compétitions majeures : le Top 12, le championnat du monde par équipes et bien sûr les Jeux Olympiques. Ce serait bien d'écrire une ligne à mon palmarès puis de qualifier l'équipe de France pour Londres.
Tu arrives en force sur ce Top 12 alors qu'il s'agit de ta première participation... Honorer mon classement (tête de série n°4) serait synonyme de médaille, ça serait chouette. Cette épreuve me tient à cÅ“ur car elle est organisée en France. Le Top 12 est un test par rapport aux Jeux Olympiques : je veux voir comment je réagis afin d'adapter ma préparation pour les échéances suivantes. Je me prépare à fond avec l'espoir d'atteindre le dernier carré et, pourquoi pas, de retrouver Timo Boll pour enfin le battre.
Aujourd'hui débute le World Tour 2012 en Hongrie et tu fais l'impasse. Pourquoi ? Je suis dans un cycle de préparation en vue des J.O. avec une programmation bien précise. La semaine passée, je n'ai pas joué en Pro A et j'étais présent en Ligue des Champions. Avec Michel Blondel, nous travaillons des choses que je n'ai jamais faites. Je possède un gros bagage technique, je sais réaliser beaucoup de coups mais je ne les exécute pas parfaitement.
C'est à dire ? Quand Michel me demande d'exécuter quelque chose de précis, je ne l'ai pas encore dans la main, je n'ai pas le bon feeling. Mais le chantier est aussi physique et le but de notre travail est de rendre mon jeu offensif plus performant.
Peux-tu nous citer un exemple ? L'objectif est d'améliorer mon déplacement. Eh bien, depuis deux mois j'ai entamé une préparation physique pour gagner en force et en explosivité, surtout en milieu de table. Je dois me déplacer plus vite au début du point car il m'arrive encore d'être mal placé sur des balles faciles.
Tu as atteint les quarts de finale et que retiens-tu de ton parcours lors de la Coupe du monde disputée à Paris ? J'en retire un vécu important. J'ai découvert de grandes choses : j'ai compris pourquoi je travaillais autant. Pour donner du rêve aux gens et me faire plaisir dans l'aire de jeu, afin que tout le monde soit imprégné. Jouer devant autant de personnes, cela m'a propulsé dans des choses inconnues, des sensations particulières. Juste avant le 1er match, j'étais pétrifié au moment de la présentation. Mais j'ai bien réagi à cette situation de stress et cela s'est bien passé, je sentais bien la balle. C'est difficile de savoir mais je ne suis pas certain que j'aurais gagné dans un autre lieu, sans l'aide énorme du public.
Que réponds-tu aux quelques-uns qui trouvent ton attitude excessive dans l'aire de jeu ? Mais cela vient instinctivement ! Ce n'est pas envers mon adversaire. Moi, ça me propulse. Je m'exprime comme ça, je veux mettre de la vie dans l'aire de jeu.
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