Les Championnats d’Europe de tennis de table handi et adapté se sont déroulés du 12 au 17 octobre à Velje (Danemark). L’équipe de France s’y est montrée à son avantage en décrochant 17 médailles, dont 3 médailles d’or.

 Teaser - présentation des Championnats d'Europe 

Album Photos 


© M. Dusol

Le palmarès complet 

Les 17 médailles de l'équipe de France

3 médailles d’or

Simple messieurs – Classe 2 : Fabien Lamirault
Simple messieurs – Classe 4 : Maxime Thomas
Par équipes messieurs – Classe 2 : Ducay, Molliens et Lamirault

4 médailles d’argent

Simple dames – Classe 7 : Anne Barneoud
Simple messieurs – Classe 1 : Jean François Ducay
Par équipes messieurs – Classe 4 : Delarque et Martin
Par équipes messieurs – Classe 5 : Merrien, Thomas et Savant-Aira

10 médailles de bronze

Simple dames – Classe 1-2 : Isabelle Lafaye
Simple dames – Classe 8 : Thu Kamkasomphu
Simple dames – Classe 9 : Claire Mairie
Simple messieurs – Classe 2 : Stéphane Molliens
Simple messieurs – Classe 3 : Florian Merrien
Simple messieurs – Classe 4 : Emeric Martin
Simple messieurs – Classe 5 : Nicolas Savant-Aira
Simple messieurs – Classe 9 : Cédrik Cabestany
Par équipes dames – Classe 6-8 : Barneoud et Kamkasomphou
Par équipes messieurs – Classe 10 : Bellais, Cabestany et Bohéas

 

Le par équipes

La France décroche un nouveau titre par équipe
Trois équipes françaises étaient en finale de l’épreuve par équipe. Seuls le trio Ducay-Molliens-Lamirault a décroché l’or en classe 2. Les Bleus ont donc décroché deux médailles d’argent et deux médailles de bronze supplémentaires pour un total de dix-sept podiums à l’issue de ces championnats d’Europe danois.

L’équipe de France classe 2 a confirmé sa suprématie actuelle en s’octroyant son deuxième titre européen de suite. Les Bleus emmenés par Fabien Lamirault, également champion d’Europe en simple, ont surtout vérifié l’homogénéité de leur team puisque Stéphane Molliens, médaillé de bronze en simple, a souvent terminé le travail après le double. Exemple, la finale remportée 2-0 contre les Slovaques de Riapos.
En revanche, en classe 4, Alexandre Delarque et Emeric Martin ont cédé en finale contre La Turquie (0-2)… Non sans avoir livré une belle résistance.
L’équipe Classe 5, Merrien, Thomas, Savant-Aira, nourrit davantage de regrets car les Français ont souvent dominé en double comme en simple, contre l’Allemagne. Mais pour n’avoir pas su conclure, ils ont laissé le titré échappé.
Thu Kamkasomphou et Anne Barneoud se contentent du bronze puisque la première nommée, blessée, n’a pu défendre ses chances samedi lors du dernier match. Un regret, les Bleues ont compté une balle de match pour remporter cette poule unique lors de leur opposition contre les Turques vendredi.
Enfin, Matéo Bohéas, Cédric Cabestany et Frédéric Bellais, engagés en classe 10, peuvent aussi pester après ces six balles de match (sur deux sets), non converties en double contre la Pologne du numéro un mondial Chojnowski.

La France repart de Velje avec un total de dix-sept médailles, dont trois titres et deux gagnés par Fabien Lamirault. Elle complète cette moisson avec quatre argent et dix bronze. 80 % des Français sont donc montés sur le podium ce qui satisfait Sébastien Messager.

Les résultats des Français par équipe.
Classe 1-2 fem.  : Italie – France : 1-2. La France 5e.
Classe 6-8 fem.  : France –Allemagne : 0-2. Médaillées de bronze.
Classe 2 masc. Finale  : France – Slovaquie : 2-0. Médaillés d’or.
Classe 4 masc. Demi-finales  : Allemagne – France : 0-2. Finale : Turquie – France : 2-0. Médaillés d’argent.
Classe 5 masc. Demi-finales: France – Espagne : 2-0. Finale : Allemagne – France : 2-0. Médaillés d’argent.
Classe 10 masc. Demi-finales  : France – Pologne : 0-2. Médaillés de bronze.
Classe 8 masc. Eliminés en quart de finale.

Interview Nicolas Savant-Aira

Médaillé de bronze en simple et d’argent par équipe, le joueur de Hyères Toulon a confirmé ses nets progrès. Il attaque l’année pré-paralympique avec envie et sérénité.

Après le bronze mondial l’an passé, la médaille d’or par équipe se refuse à votre équipe Nicolas ?
Oui. Nous pouvons regretter nos balles de sets dans la première manche du double que nous menions 10-4. Après Florian revient de 0-2 à 2-2 contre l’Allemand, Baus, le vice-champion d’Europe. Il mène aussi 3-0 à la belle mais après le temps mort, l’Allemand prend des risques qui paient. Malgré tout cela reste une belle médaille. Nous avons tous les trois ramené deux médailles de ces championnats d’Europe. C’est bien.

Revenons justement sur votre demi-finale perdue contre Baus ?
Là encore, je peux avoir quelques regrets car je mène 6-1 à la belle. Mais je suis déçu de ne pas avoir su changer quelque chose pour l’empêcher de revenir et de s’imposer. Après, mon niveau de jeu a été très satisfaisant sur cette épreuve. Réussir de gros tournois en mai, m’a beaucoup aidé car j’étais dans la continuité. Le travail paie. J’ai réussi à mettre en place mon jeu, à appliquer ce que l’on bosse à l’entraînement. Maintenant, je dois encore progresser sur les placements de mes poussettes et affirmer encore davantage mon jeu de contre notamment.

Un mot sur l’équipe de France à un an des Jeux ?
Il y a eu beaucoup de solidarité entre nous, même après une déception, nous restions derrière ceux qui jouaient encore. Beaucoup d’entre nous jouaient pour prendre des points ou essayer de décrocher la pré-sélection pour les Jeux. Nous étions donc bien prêts. Le niveau de jeu était bon. C’est d’ailleurs vrai pour tous les pays. Ce championnat d’Europe était une bonne répétition

Les Jeux étaient dans toutes les têtes ?
On y pense forcément. Le processus de sélection est déjà bien avancé. On était déjà très impliqué la saison passée, désormais, on va penser ping 24 heures sur 24. On est excité à l’idée vivre cette année.

Sébastien Messager : « Pression immédiate »

Le directeur sportif de l’équipe de France revient sur la nouvelle formule du par équipe qui se dispute désormais au meilleur des trois parties, seulement.


« C’est tout d’abord très surprenant car les rencontres défilent à une vitesse folle. C’est beaucoup plus dynamique. Cela met une pression immédiate et revalorise le double. Le premier point de ce double, qui ouvre la rencontre est déjà très important. Cela évite donc le phénomène de lassitude que l’on pouvait vivre avant car les rencontres pouvaient durer jusqu’à quatre heures. En revanche, comme nous sommes obligés de donner l’ensemble de la composition dès le tirage au sort, on ne peut pas vraiment prendre de risques. Néanmoins, cette formule renforce encore le sens de l’équipe. J’en veux pour preuve la victoire de l’équipe de France classe1-2. Nous avons fait entrer Jean-François Ducay dans l’équipe et il a apporté le point de la victoire, car comme nous nous y attendions le double avait ouvert le score. »

Bons débuts des Français par équipe

Aux Championnats d’Europe disputés à Velje, les épreuves par équipe ont débuté par un succès quasi parfait pour les Bleus, jeudi.
Pas le temps de souffler. A peine les podiums des épreuves individuelles terminés, les Français sont repartis en campagne, jeudi au Danemark. Avec l’ambition de dérocher de nouvelles médailles par équipe.
L’entame est jugée « très satisfaisante » par Sébastien Messager, le directeur sportif de la discipline. En effet, à l’exception du duo Lafaye-Bertrand, lancé dans une poule de cinq, soit quatre rencontres, toutes les autres formations tricolores ont connu le succès.
On retient notamment la première place du trio Cabestany-Bellais-Bohéas (classe 10). Ce dernier s’est notamment offert une belle perf sur Fradzyck. Celle du trio Lamirault-Molliens-Ducay (classe 2) et celle du trio Merrien, Thomas, Savant-Aira en classe 5. Ces trois équipes ont déjà leur buillet pour les demi-finales.
Belle prestation également du duo Messi-Bouvais contre la Hongrie. Mené deux manches 10-5 dans le 3e, puis encore 10-6 à la belle, Thomas Bouvais a quand même réussi à s’imposer, alors que le duo français avait perdu le double. Messi a enfoncé le clou en terrassant Zborai, vice-champion d’Europe de la classe 8.

Euro : Sébastien Messager : « Un premier bilan satisfaisant »

La France a remporté deux titres, autant de médailles d’argent et huit médailles de bronze à l’issue des épreuves individuelles des championnats d’Europe disputés à Velje, au Danemark. Le directeur sportif de la discipline fait le bilan de ce premier morceau.

Interview de Sébastien Messager

Sébastien Messager, quel regard portez-vous sur le bilan français ?

C’est une bonne compétition d’ensemble. Les costauds sont présents et quelques bonnes surprises ont émergé. Avec ce bilan de deux titres, deux deuxièmes places et huit troisièmes, soit douze médailles, nous sommes sur les bases espérées.

Parlez-nous un peu de vos deux champions d’Europe ?

Ils font partie des costauds dont je parlais avant le début de l’épreuve. Ils l’ont confirmé. Fabien Lamirault confirme son titre mondial acquis en 2014. Il a parfois joué par intermittence mais il a toujours su faire les efforts nécessaires quand il le fallait. Maxime Thomas, lui, revient au sommet au bon moment. Il a traversé, en raison de la naissance de son enfant et de son entrée dans le monde professionnel , une saison délicate. Il était en effet difficile de tout mener de front. Mais depuis cet été, il s’est recentré exclusivement sur le ping et ça paie. Sa marge de progression demeure importante. C’est très prometteur pour les Jeux.

Des regrets à l’issue de ces simples ?

Oui. Les défaites de Nicolas Savant-Aira, Florian Merrien et Stéphane Molliens, tous tombés à la belle, en demi-finales. Il y a aussi cette finale de Jeff Ducay, perdue sur e fil. Et le fait de voir Thu Kamksomphou demeurer classe 8. En ballottage pour redescendre classe 7, une décision devait être prise après ces épreuves individuelles. La commission de testing a choisi de la maintenir en classe 8.

Un mot sur l’ambiance dans la salle…

Comme deux Danois étaient en finale, il y avait du monde dans cette salle aux gradins intimistes mais pas trop. Les aires de jeu sont dignes de celles des Jeux paralympiques. L’organisation est très bonne. Mes collègues DS m’avaient dit qu’en général les Danois faisaient les choses très bien. Je confirme. L’atmosphère est propice à la performance.

Un contexte idéal pour permettre à vos équipes de briller et à chacun de revenir avec une médaille ?

Oui. La France a coutume de briller dans ces épreuves par équipe. Mais la formule change puisque tout va se jouer désormais au meilleur des trois parties avec un double et deux simples. Le double étant joué en premier, cela lui redonne une importance majeure. En revanche, comme les équipes doivent donner la totalité de leur composition avant le premier échange de la rencontre, les choix tactiques sont plus limités. Maintenant, parmi les joueurs qui n’ont pas encore de médaille, Messi et Bouvais en classe 8 et les classe 10 (Bellais et Bohéas notamment) ont les moyens de se hisser dans le dernier carré. La mission s’annonce toutefois plus délicate pour les 8.

Les podiums français en simple.

Classe 1-2 fém. Demi-finale : Pushpasheva (Rus) – Lafaye (Fra) : 3-2.

Classe 7 fém. Demi-finale : Barneoud (Fra) – Shishkina (Rus) : 3-0.

Finale : Barneoud – Van Zon (Hol) : 1-3.

Classe 8 fém. Demi-finale : Kamkasomphou (Fra) – Dahlen (Nor) : 0-3.

Classe 9 fém. Demi-finale : Mairie (Fra) – Kavas (Tur) : 0-3.

Classe 1 masc. Demi-finale : Ducay (Fra) – Matthews (Gbr) : 3-1. Finale : Ducay – Davies (Gbr) : 2-3.

Classe 2 masc. Demi-finale : Lamirault (Fra) – Yezyk (Ukr) : 3-1 ; Molliens (Fra) – Czuper (Pol) : 2-3.

Finale : Lamirault – Czuper : 3-1.

Classe 3 masc. Demi-finale : Merrien (Fra) – Schmidberger (All) : 2-3.

Classe 4 masc. Demi-finale : Ozturk (Tur) – Martin (Fra) : 3-1 ; Turan (Tur) – Thomas (Fra) : 3-0.

Finale : Thomas – Ozturk : 3-2.

Classe 5 masc. Demi-finale : Savant-Aira (Fra) – Baus (All) : 2-3.

Classe 9 masc. Demi-finale : Cabestany (Fra) – Nozdrunov (Rus) : 1-3.

Interview de Maxime Thomas

Maxime Thomas : « Ce titre est puissant »

Le Messin d’origine, licencié à Charcot, a décroché son deuxième titre européen (classe 4), mercredi à Velje. Quatre ans après son premier sacre continental, il revient au sommet. Retour sur une journée en or.

Maxime Thomas, vous avez remis les pendules à l’heure ?

J’avais en effet perdu mon titre il y a deux ans contre ce même joueur. Le Turc Ozturk. Gagner deux fois un titre est toujours fort. Le premier, en 2011, émotionnellement, c’était un truc de dingue. Là, ce titre est puissant au regard de tout ce que j’ai traversé ces derniers temps.

Quelle analyse tirez-vous de cette finale à rebondissements ?

Je e suis retrouvé mal embarqué, mais le déclic vient d’un échange avec Cédrik Cabestany. Après le troisième set, je suis parvenu à la faire plier sur ces points forts. Dès lors, j’avais pris l’ascendant.

Vous n’arriviez pas en confiance ?

Non. J’ai vécu une année compliquée sur le plan du ping. Les résultats sportifs ont donc un peu baissé. Cet été, je suis donc parti sur une préparation intense afin de faire table rase des perturbations. Je me suis pas mal remis en question à titre personnel. Il m’a fallu repartir au charbon pour me retrouver en tant que joueur. J’ai beaucoup travaillé sur le plan mental et échangé avec mon coach, Eric Angles. Tout ça a payé et dans l’optique de l’an prochain, c’est très intéressant.

Parlez-nous un peu de ce quart où vous avez frisé la correctionnelle ?

Durant les deux premières manches, je ne mettais pas deux balles sur la table. Mais je me suis accroché. C’est d’ailleurs le leitmotiv et le fruit de mon Euro, je ne veux rien lâcher. Je suis déterminé. Même après ce match, je ne me suis pas dit que plus rien ne pouvait m’arriver. Je suis resté concentré sur ma ligne directrice. Ce que j’ai vécu cette année m’a servi pour me battre. Je suis plus costaud mentalement.

Dans quel état d’esprit avez-vous abordé cette journée ?

Avec envie et la volonté de me bagarrer et l’envie de voir si mon jeu était bien en place.

Maintenant, place au par équipe ?

Oui. Je vais monter en classe 5 pour évoluer avec Florian Merrien et Nicolas Savant-Aira. Nous avions décroché le bronze l’an dernier au mondial mais cela nous avait engendré un peu de frustration. Nous espérons vraiment aller chercher l’or.

Interview de Matéo Bohéas (par Julien Soyer)

Matéo Bohéas : « Un niveau encore plus dense »

Eliminé en quart de finale par le numéro 1 mondial classe 10, le jeune Français reste satisfait de son parcours individuel de son deuxième championnat d’Europe.

Matéo Bohéas, comment jugez-vous votre parcours en simple ?

Bon. Je ne perds qu’à la belle contre le numéro 3 mondial, l’Espagnol Ruiz, en poule et je bats Glazov, 3-0, alors que je ne l’avais jamais dominé avant. En quart, je m’incline logiquement mais sans démériter contre le numéro 1 mondial. Franchement, je suis content du niveau de jeu produit.

Un mot sur l’équipe de France en général…

Tout se passe bien. Il y a une très bonne ambiance dans l’équipe et le niveau général est satisfaisant.

Vous disputez votre deuxième championnat d’Europe après celui de 2013. Ressentez-vous une vraie différence de niveau entre cet Euro 2013 post Jeux 2012 et celui-ci pré Jeux 2016 ?

Oui. Les joueurs semblent mieux préparés. Les jeunes arrivés il y a deux ou trois ans ont énormément progressé et on la hiérarchie bouge un peu. Les ténors se font accrocher ou perdent des matches contre des adversaires assez jeunes. D’une manière plus générale, le niveau de ce championnat d’Europe est encore plus dense et plus élevé qu’il y a deux ans. On sent que nous ne sommes qu’à un an des Jeux et que ce championnat d’Europe est l’in des derniers grands tests avant d’aller à Rio. On sent tout le monde beaucoup plus concerné.

Quel regard portez-vous sur l’organisation ?

C’est vraiment top. La salle est magnifique et les conditions de jeu sont très bonnes. L’organisation est carrée. Après l’hébergement est agréable mais la restauration est limitée. Il n’y a pas beaucoup de choix et le midi nous ne mangeons que froid.

Avez-vous eu le temps de voir un peu Velje ?

Pas franchement car le rythme est soutenu. Il fait froid et beaucoup de joueurs sont enrhumés. Velje semble être une petite ville charmante mais assez peu animée. Après ce que l’on a vu du Danemark est plutôt sympa même si la vie y est chère.

Désormais place à l’épreuve par équipe …

Oui. Nous allons jouer avec Cédrik Cabestany et Frédéric Bellais. Notre poule est très relevée. Nous allons affronter la Bulgarie qui a un très fort joueur et un autre beaucoup moins bon. Le double aura donc de l’importance. Et nous devrons faire un exploit contre l’Autriche avec Fradzyck et le frère de Robert Gardos, un joueur valide qui évolue en Pro A et qui compte parmi les meilleurs mondiaux. Son frère joue environ numéro 5-6 mondial classe 10.

Demi-finales de l’Euro : douze Français en lice

14 octobre 2015

« Les déceptions existent, mais elles sont minimes par rapport aux satisfactions. » En une phrase, Sébastien Messager, le directeur sportif du tennis de table à la Fédération Française Handisport a résumé le bilan tricolore de la deuxième journée des championnats d’Europe danois.

DOUZE SUR DIX-SEPT EN DEMI

La deuxième journée du championnat d’Europe disputé au Danemark a confirmé la bonne santé des Tricolores. « L’état d’esprit observé depuis le début de cette préparation s’est intensifié, assure Sébastien Messager, le directeur sportif des pongistes bleus. Cela a permis à certains d’aller chercher des matches sur le fil. » Stéphane Molliens, dont le niveau de jeu, est similaire à celui proposé il y a deux ans, peut en témoigner. Idem pour Emeric Martin ou encore Nicolas Savant-Aira.

Avec douze représentants en demi-finales des simples, la France aura une carte intéressante à jouer ce mercredi, jour de podiums ! « Même si quelques déceptions existent (défaites de Bellais, de Messi), les satisfactions sont bien plus nombreuses », se réjouit encore Messager.

Espérons que le sourire sera toujours aussi prononcé ce mercredi soir et que l’or illuminera le clan français.

Journée 1 - Débuts intéressants des Bleus au Danemark

 

Les Championnats d’Europe ont débuté hier à Velje. A l’issue de la première journée, une première donne se dégage côté tricolore. Aucun Français n’est éliminé. Et quelques-uns ont déjà leur ticket pour les phases finales de leur tableau simple.

Arrivée depuis samedi à Velje, au Danemark, l’équipe de France de tennis de table a débuté son championnat d’Europe hier (lundi). Des premiers échanges encourageants, voire prometteurs pour certains. Les Bleus ont profité de conditions jugées « excellentes » par le directeur sportif Sébastien Messager. « Notre hôtel est situé à 200 mètres de la salle. Alors que certaines délégations ont environ 30 minutes de trajet pour se rendre au complexe. La salle est magnifique et l’organisation est assez carrée, même si hier les rencontres ont pris une heure de retard en raison de certains simples qui se sont éternisés. Cela démontre la densité du niveau. »

LES TÉNORS AU RENDEZ-VOUS

Les prestations de certains leaders de l’équipe de France sont donc rassurantes. C’est notamment le cas de Jean-François Ducay et Fabien Lamirault, respectivement tête de série en Classe 1 et champion du monde en classe 2. Vainqueurs de leur poule, ils sont qualifiés pour les huitièmes ou les quarts de finale, selon la formule de leur tableau.

Ils ont été imités par Thu Kamkasomphou (classe 8 fém), Cédrik Cabestany (cl. 9) et Maxime Thomas (classe 4). Tous ont remporté leurs deux matches de poule et verront donc la suite des épreuves ce mardi en qualité de têtes de série.

TERMINER LE TRAVAIL

D’autres sont en ballottage favorable. On pense notamment à Stéphane Molliens (classe 2), Florian Merrien (classe 3), Emeric Martin (classe 4), Nicolas Savant-Aira (classe 5) ou encore Stéphane Messi (classe 7). Tous ces joueurs ont remporté leurs deux premiers matches et tenteront de s’octroyer la première place de leur groupe ce mardi matin. « Franchement, l’équipe affiche un très bel état d’esprit, assure Sébastien Messager. On ressent la notion de petite famille handisport. Cela se traduit dans les résultats, globalement très positifs lors de ce premier jour de compétition. »

UN DEUXIÈME JOUR DÉJÀ DÉCISIF

Néanmoins, certains Bleus disputeront déjà une rencontre couperet pour sortir deuxièmes de poule et rejoindre Isabelle Lafaye (classe 1-2 F). Fanny Bertrand (classe 3 féminine), Anne Barneoud (classe 7F) ou encore Thomas Bouvais (clase 8), surpris par l’Ukrainien Maj, n’ont pas le droit à l’erreur. La mission s’annonce encore plus délicate pour Frédéric Bellais (classe 9) et Matéo Bohéas, passés assez près d’une belle perf contre l’Espagnol Ruiz lundi soir (2-3), ils devront signer une perf pour prolonger l’aventure. // J. Soyer

LA SÉLECTION FRANÇAISE

Messieurs. Classe 1 : Jean-François Ducay. Cl.2 : Fabien Lamirault, Stéphane Molliens. Cl. 3 : Florian Merrien. Cl. 4 : Maxime Thomas, Emeric Martin, Alexandre Delarque. Cl. 5 : Nicolas Savant-Aira. Cl. 7 : Stéphane Messi. Cl. 8 : Thomas Bouvais. Cl. 9 : Cédrik Cabestany, Frédéric Bellais. Cl. 10 : Matéo Bohéas.

Dames. Classe 2 : Isabelle Lafaye. Cl. 3 : Fanny Bertrand. Cl. 7 : Anne Barneoud. Cl. 8 : Thu Kamkasomphou. Cl. 9 : Claire Mairie.         

En direct de la page Facebook de l'événement

 

Sources : tthandisport.orghandisport.org

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