Éliminés de la Ligue des champions, Feng Tian Bai et les Hennebontais ont maintenant pour objectif de terminer parmi les quatre premiers en Pro A afin de regoûter aux délices de la Ligue des champions.  / Patrick Guigueno
Éliminés de la Ligue des champions, Feng Tian Bai et les Hennebontais ont maintenant pour objectif de terminer parmi les quatre premiers en Pro A afin de regoûter aux délices de la Ligue des champions. / Patrick Guigueno
 
Ligue des champions (quarts de finale). Niederösterreich - Hennebont : 3-0. Après la défaite en Autriche, le président hennebontais revient sur l'élimination, évoque la fin de saison et l'avenir de son club.

Bruno Abraham, on imagine que l'élimination à Niederösterreich doit vous rester en travers de la gorge.

Je suis déçu mais pas abattu. Il ne faut pas oublier qu'au match aller on avait créé une énorme surprise en s'imposant (3-2). Pour espérer passer, il aurait fallu un autre exploit.

Niederösterreich se présentait pourtant sans son meilleur joueur, Werner Schlager.

Oui, mais paradoxalement son absence nous a handicapés. Je m'étais fait la réflexion avant le match en apprenant qu'il ne jouerait pas. Cette saison, on voit bien que « Kalin'» (Kreanga) est très fort lorsqu'il affronte des joueurs meilleurs que lui. En revanche, dès qu'il doit « jouer en contre » (face à des adversaires moins bien classés), il a du mal. Ce n'est pas un hasard s'il n'est qu'à 52 % de victoires en Pro A, alors qu'il était, avant le match, le meilleur performeur en Ligue des champions.

Quel bilan tirez-vous de votre parcours en Ligue des champions ?

On s'est qualifié pour la troisième année consécutive pour les quarts de finale, ce qui est un exploit. Il ne faut pas oublier qu'on n'est que Hennebont. A côté de clubs comme Düsseldorf, Charleroi ou Niederösterreich, on ne pèse pas grand-chose. Pour vous donner un exemple, on a joué mardi soir dans une nouvelle salle spécialement dédiée au tennis de table.

Votre club vit quand même une saison difficile, non ?

Oui, mais on le savait. Et puis il ne faut pas dramatiser, surtout quand on sait d'où on vient. Aujourd'hui, on est quatrième en Pro A et on a atteint les quarts de finale de la Ligue des champions. Je rappellerai qu'en octobre on était relégable en championnat et quasiment éliminé en Coupe d'Europe.

Il vous reste maintenant un gros défi à relever en Pro A avec l'une des quatre premières places à aller chercher afin de vous qualifier pour la prochaine Ligue des champions.

Oui, mais ce sera difficile et on en est conscient. On est quatre équipes (Angers, Pontoise, Istres et Hennebont) à se disputer les deux derniers tickets, sachant que Levallois et Chartres ont fait le trou en tête du championnat. Des quatre, j'aurais tendance à dire qu'on est sans doute les moins bien placés.

Ryu Seung Min pourrait-il venir renforcer l'équipe lors des cinq dernières journées comme il l'a fait en janvier ?

Normalement non. Mais on se pose la question. Si on arrive à finaliser l'arrivée de nouveaux partenaires, pourquoi pas.

Une non-qualification pour la prochaine Ligue des champions serait-elle une catastrophe ?

Non, la Ligue des champions est un enjeu sportif, pas économique. Cette compétition ne rapporte rien. Au contraire, elle nous coûte de l'argent.

De nombreux clubs européens connaissent actuellement de grosses difficultés financières. Hennebont est-il à l'abri ?

Un sport comme le nôtre a été touché de plein fouet par la crise économique. La priorité des priorités pour un dirigeant comme moi a été de s'assurer de la bonne santé sportive mais surtout économique de son club. Heureusement, c'est quelque chose qu'on a bien anticipé. On a essayé d'avoir la gestion la plus saine possible. Cette saison, on n'a pas pris les risques qu'on avait pu prendre les années précédentes. Il est important de faire le dos rond en attendant que la crise passe.

Quel visage présentera la Garde du Voeu la saison prochaine ?

Il se peut qu'on dispose d'une équipe extrêmement compétitive. En tout état de cause, on pourra s'appuyer sur une équipe solide. On a déjà finalisé l'arrivée d'un joueur, et on devrait en recruter un autre. On a plusieurs contacts qu'on étudie actuellement.

Stéphane BACRO.

Recueilli par

 

Ouest-France

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